Tour de taille et risque cardiométabolique
Le tour de taille est un indicateur complémentaire à l’IMC : il reflète surtout la graisse abdominale (viscérale), plus directement liée au risque cardiovasculaire et métabolique que le poids global.
Comment le mesurer
À l’aide d’un mètre ruban souple, à mi-distance entre le bas des côtes et le haut des hanches, en fin d’expiration normale, sans rentrer le ventre.
Seuils de référence (Organisation Mondiale de la Santé)
- Risque augmenté : tour de taille supérieur à 94 cm chez l’homme, 80 cm chez la femme.
- Risque sensiblement augmenté : tour de taille supérieur à 102 cm chez l’homme, 88 cm chez la femme.
Ces seuils, définis par l’OMS, s’appliquent à la population générale adulte et sont indicatifs : l’origine ethnique, la morphologie et d’autres facteurs de risque (tabac, antécédents familiaux, sédentarité) modulent l’interprétation individuelle.
Pourquoi ce n’est pas qu’une question esthétique
La graisse abdominale profonde (viscérale) est métaboliquement active et associée à un risque accru de diabète de type 2, de maladies cardiovasculaires et de troubles lipidiques (cholestérol, triglycérides). Deux personnes avec le même IMC peuvent avoir un risque très différent selon la répartition de leur masse grasse — c’est pourquoi le tour de taille reste un indicateur utile en complément de l’IMC.
Le tour de taille remplace-t-il l’IMC ?
Non, les deux sont complémentaires. L’IMC donne une estimation globale de la corpulence, le tour de taille renseigne plus spécifiquement sur la graisse abdominale et le risque cardiométabolique associé.
Un tour de taille élevé avec un IMC normal est-il possible ?
Oui, c’est une situation fréquente, parfois appelée « obésité normo-pondérale » : le poids global est dans la norme mais la graisse est concentrée au niveau abdominal, avec un risque métabolique qui peut être significatif malgré un IMC normal.
Voir aussi le calcul de l’IMC, retour aux outils nutrition, ou prenez rendez-vous pour un bilan complet.